Dans la nuit noire, teinté de milles yeux cristallins, se produit toujours cet étrange rêve. Dès que, penché à la fenêtre, tu allumes ton briquet ( lumière rivale de la lune), le songe naît. Tes pieds se regardent avec dédain tandis que tu lorgnes Sirius sans la connaître. Tes jambes, piliers de tes reins, se dressent comme deux jumelles. Tes fesses essayent de dépasser le grand œil, jolie cambrure qu’elles font apparaître dans le bas de ton dos. Le serpent de ta colonne vertébrale remonte jusqu’à ton visage enfumé où n’apparaît que deux astres en plein contemplation. Tes yeux aspirent aux étoiles et moi je ne désire qu’à les arracher et dénuder ton âme, ouvrir le cachot dans lequel tes rêves moisissaient.